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La prescription médicale d’activité physique est désormais officiellement en vigueur

prescription médicale du sportDepuis mercredi 01 mars 2017, les médecins ont la possibilité de prescrire des « activités physiques adaptées » à leurs patients dont l’état de santé le justifie. En projet depuis l’année 2012, l’APA  est désormais officielle bien que se pose encore la question de son financement.

Selon les estimations officielles, entre 10 et 11 millions de personnes pourraient être concernées, notamment les malades atteints de pathologies de longue durée,comme certains cancers, diabète, maladie d’Alzheimer, maladies inflammatoires,  AVC et beaucoup d’autres encore.

L’ancienne ministre des sports Valérie Fourneyron qui est aussi médecin du sport est à l’origine du projet qui a déjà été expérimenté au cours des 5 dernières années dans les villes de Strasbourg, Toulouse ou encore Biarritz.

L’ensemble du corps médicale semble bel et bien persuadé de l’efficacité de la pratique sportive pour améliorer la santé des patients mais se pose, bien évidemment, le problème de l’organisation d’une telle mesure. En effet vers quel type d’activité orienter le patient ? vers quels éducateurs ? quelles associations ? autant de questions auxquelles il convient de répondre en partenariat avec les collectivités locales.

Quel financement pour le sport sur ordonnance ? sera-t-on remboursé ?

Pour l’heure, un grand vague entoure la question du financement de la prescription médicale du sport qui n’est à l’heure actuelle toujours pas garantie . Selon les propos de Valérie Fourneyron elle même : « Il ne peut pas être pris en charge par la sécurité sociale car ce n’est pas un acte coté. C’est difficile de dire: une leçon de tennis adapté vaut une consultation à 23 euros. Il faut des crédits fléchés par les collectivités territoriales, des financements privés, comme pour les réseaux de prise en charge de la toxicomanie. »

Par conséquent, les différentes mairies devront être au cœur du dispositif  afin d’organiser le remboursement, qu’il soit total ou partiel. Encore faudra-t-il que celles ci acceptent de prendre en charge une partie de ces frais comme ce fut le cas dans les villes test où médecins et collectivités ont travaillé main dans la main sur la base du volontariat.

Selon les estimations de Jean-Marc Descotes, directeur de l’association CAMI qui met au point des « programmes d’activités physiques et sportives intégrés aux parcours de soins », certaines villes dont la politique est déjà en oeuvre en matière de sport santé pourront financer les programmes à hauteur de 20 à 30%, la majorité du coût restant à la charge du patient.

Pour répondre à ce nouveau besoin, le tissu associatif devra être utilisé (les français réclament d’ailleurs de plus en plus d’entraide), et une nouvelle filière de formation d’éducateur sportif à vocation médicale pourrait voir le jour très bientôt au sein des STAPS (facultés de sport).

Une autre piste est logiquement envisagée pour aider au remboursement des frais liés à la pratique médicale du sport, celle des mutuelles. elle existe d’ailleurs déjà, car sachez que la MAIF rembourse dorénavant jusqu’à 500 euros par personne les côuts engendrés par une ordonnance médicale d’activité physique. Pour cela, l’affection doit être reconnue « de longue durée » et vous débuter votre pratique sportive 2 ans au maximum après le diagnostic de votre maladie.

Il n’en demeure pas moins que cette mesure est pour l’instant impossible à chiffrer concrètement. « Tout dépendra de la réactivité des médecins, du nombre de séances prescrites. Pour cela, on est encore dans l’inconnu. » toujours selon les dires de Valérie Fourneyron.

 

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